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ON A VU À LA ROQUE D'ANTHÉRON , 5 AOÛT 2015... - François Chaplin
ON A VU À LA ROQUE D'ANTHÉRON , 5 AOÛT 2015...

Quels enjeux place-t-on dans le fait d’interpréter une œuvre musicale ? Vaste question, un peu théorique d’ailleurs, mais qui en dit long sur le niveau d’exigence de celui qui mène à bien le projet. En ce qui concerne François Chaplin on peut parler de philosophie quand il s’installe au piano, d’ontologie de l’être plus précisément, car, dès les premières notes on sent vibrer en lui une certaine spiritualité. Sa manière d’aborder Chopin, Schubert, ou Scriabine signale son appétence à faire vibrer ce que Chateaubriand appelait « un Hosannah sans fin », une prière offerte à la beauté des choses en soi. Chrétien et croyant François Chaplin ? Pas forcément. Christique en tout cas. Spiritualiste comme on le disait au début mettant sans nul doute de l’œuvre dans sa vie et de vie dans sa manière de jouer.

Pour preuve ce concert donné à La Roque d’Anthéron où, supplément d’âme oblige, François Chaplin rendait bouleversants Chopin et Schubert dans un mélange de poésie et de virtuosité pianistique. Pas d’effets de manche ou de tête, mais plutôt une ascèse conduisant à faire entendre ce qui se cache derrière les notes.

Au programme impromptus, moments musicaux, valses et mazurkas des deux compositeurs se répondant l’un l’autre comme s’il s’agissait d’une même entité avec au final un résultat d’une beauté confondante.

Humble, concerné, installant avec le public un échange basé sur la profondeur des silences, et la force des regards, colorant chaque note d’une multitude de nuances, il a offert un concert empreint de sens du sacré. Un moment humain et artistique exceptionnel.

Jean-Rémi BARLAND

destimed.fr/On-a-vu-a-La-Roque-d-Antheron-le-piano-mystique-de-Francois-Chaplin
 



FFFF TÉLÉRAMA
FFFF TÉLÉRAMA "UN ÉVÈNEMENT EXCEPTIONNEL" MARS 2015



Schubert avait composé ces deux séries l'année de sa mort. François Chaplin les interprète dans l'esprit de leur auteur, fantasque et audacieux.


Dans sa musique pour piano, la plus chargée, d'aveu personnel, Franz Schubert s'est battu jusqu'à son dernier souffle contre les modèles académiques, les formules d'école. En témoignent les deux séries de quatre Impromptus, d'à peine dix minutes chacun, qu'il compose à l'orée de 1828, dernière année de sa brève existence. Ces pages d'un romantisme secret tiennent de l'intermezzo et du feuillet d'album, de la novelette comme du lied sans paroles. Libéré du cadre contraignant de la forme-sonate, leur développement fugace vogue à l'aventure, n'obéit qu'au caprice de l'inspi­ration mélodique, au hasard des ­impulsions rythmiques ou des détours harmoniques, entre modes majeur et mineur. Cette absence d'itinéraire balisé est bien dans la manière de l'auteur du Voyage d'hiver, marcheur solitaire éperdu d'errances, de vagabondages sans but sur des chemins qui ne mènent nulle part, d'échappées libres pour tromper l'ennui et l'abandon, pour se fuir soi-même. Tout, sauf des promenades de santé. Pour s'en convaincre, il suf­fit d'écouter le début du premier ­Impromptu, opus 90, un thème désolé de marche funèbre, incertain, presque claudicant, ou la fin du dernier, opus 142, une cavalcade tempétueuse, qui se heurte aux barres de mesure avant de s'abattre brutalement dans l'extrême grave.

C'est bien dans cet esprit à la fois énigmatique et fantasque, réservé et audacieux que François Chaplin les ­interprète. On est heureux de l'accomplissement et de la plénitude que la maturité de l'âge apporte à cet éternel jeune homme. Peu d'artistes à qui s'applique mieux qu'à lui ce compliment de Debussy : « Devineur. » Aussi perspicace que discret, intuitif qu'érudit, ce faux timide trouve d'emblée, sans hausser le ton ni forcer la touche, l'accent juste.

Entre aplomb et vertige, élan et doute. Schubert compte un frère de plus.

Gilles Macassar

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TV CHAINE LCI CULTURE - 15 MARS 2015
TV CHAINE LCI CULTURE - 15 MARS 2015 "COUPS DE COEUR "



Chronique CD Schubert par Christophe Combarieu


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LE TEMPS-  SUISSE  - François Chaplin
LE TEMPS- SUISSE



François Chaplin et Philippe ­Cassard consacrent un beau CD à des œuvres pour deux pianos et piano à quatre mains de Debussy. Les deux pianistes rivalisent d’intelligence et de sensibilité (beauté des timbres, netteté du trait) pour rendre à ces pages leurs parfums subtils et enivrants. Si la Petite Suite distille ses charmes faussement badins, En blanc et noir est cette œuvre étonnamment «moderne» jouée avec fougue et mystère. Offrant deux transcriptions inédites au disque par Debussy lui-même, les pianistes parviennent à rendre la courbe ascensionnelle du Prélude à l’après-midi d’un faune à deux pianos – transcription fort convaincante! La Première Suite pour quatre mains de 1882 renferme en son cœur ce «Rêve» aux chatoiements irrésistibles.

Julian Sykes ( février 2012 )
 



CHOPIN - 21 NOCTURNES - ZZT HARMONIA MUNDI - François Chaplin
CHOPIN - 21 NOCTURNES - ZZT HARMONIA MUNDI

François Chaplin a marqué le public et la critique par une intégrale Debussy parue chez Arion entre 2000 et 2005 « Avec ce qu’il faut de distance, de distinction et de calme ivresse pour l’art éminemment aristocratique de Claude de France... une intégrale qui fera date dans la discographie debussyste récente » Gilles Macassar Télérama.

Après un disque de Ballades, Barcarolle et Berceuse paru en 2007, voici l’intégrale des Nocturnes de Chopin, pièces novatrices et lyriques qui firent la célébrité de Chopin.

Pour enregistrer ces pages passionnées, tendres, délicates, nuancées de tristesse où s’épanche une vie intérieure remplie de rêves et d’élans infinis, François Chaplin a choisi un Grand piano de concert Yamaha qui lui a permis de façonner ses propres sonorités. « Je souhaitais m’exprimer librement dans ces confessions que sont les nocturnes »

François Chaplin a souhaité faire parcourir à l’auditeur l’ensemble de ces Nocturnes selon un plus ordre personnel : « Entre les deux pôles que constituent l’Opus p. 48, avec son dramatique n° 1 en ut mineur, et les deux Nocturnes Op.62, où l’acclimatation de l’esprit belcantiste au clavier parvient à une fabuleuse apogée, j’ai imaginé en fonction des climats et des tonalités un agencement qui n’a d’autre dessein que de souligner la diversité et la modernité des Nocturnes. Entre lyrisme et drame, confession secrète et emportement fantasque, c’est toute l’âme de Chopin qu’ils renferment. »


 



CHRONIQUE : NOCTURNES DE CHOPIN ffff TÉLÉRAMA - François Chaplin
CHRONIQUE : NOCTURNES DE CHOPIN ffff TÉLÉRAMA

"L'ENREGISTREMENT DE FRANÇOIS CHAPLIN
VA MARQUER LE BICENTENAIRE" ( Gilles Macassar)

Le 29 janvier 1849, le peintre Eugène Delacroix, passé en voisin chez Chopin, consigne dans son Journal les paroles du musicien : «Vous jouirez de votre talent, m'a-t-il dit, dans une sorte de sérénité qui est un privilège rare, et qui vaut bien la recherche fiévreuse de la réputation.»

Ces propos s'appliquent idéalement, aujourd'hui, au pianiste François Chaplin. Sagement et patiemment mûri, son jeu s'épanouit, la quarantaine venue, avec une autorité naturelle, une aisance libre et souveraine, qui sont le « privilège rare », en effet, de ceux qui savent attendre, se fortifier de leurs certitudes et de leurs exigences, sans se disperser ni se gaspiller dans les effets de mèche et de manches de la promotion médiatique.

Son enregistrement magistral des Nocturnes de Chopin domine le flot de nouveautés discographiques déclenché par cette année de bicentenaire, comme ces Nocturnes eux-mêmes surclassent toute la littérature pianistique engendrée, au début du XIXe siècle, par l'invention de l'Irlandais John Field, dépositaire officiel du label « nocturne ». « Comme les Mazurkas, les Nocturnes ne connaissent ni déchet ni traces de progrès, ce sont presque tous des chefs-d'oeuvre, depuis la vingtième année du compo siteur jusqu'à sa mort », assurait naguère le compositeur André Boucourechliev, dans son Regard (amoureux) sur Chopin (1).

S'affranchissant de l'ordre chronologique habituel, François Chaplin commence son intégrale par les deux volets de l'opus 48, de 1841, dédié à Laure Duperré (à l'exception de l'opus 15, adressé à son confrère Ferdinand Hiller, Chopin ne dédie sa vingtaine de nocturnes qu'à des figures féminines, élèves ou muses de salon). Il a raison. Solennels et majestueux comme une ouverture à la française, ces treizième et quatorzième nocturnes nous hissent d'emblée à un sommet. Plus de miniature (comme dans les trois premiers nocturnes de l'opus 9), mais un ample développement quasi symphonique. Plus d'alanguissement voluptueux sur des cantilènes à la Bellini (comme dans les romances de l'opus 15 ou de l'opus 27), mais l'âpre gravité d'un choral religieux.

André Gide, qui gardait les partitions de Chopin à son chevet, ne s'y trompait pas : « La première erreur des virtuoses vient de ce qu'ils cherchent surtout à faire valoir le romantisme de Chopin, tandis que ce qui me paraît le plus admirable chez lui, c'est la réduction au classicisme de cet indéniable apport romantique. » Par-delà les joliesses ornementales, les arabesques graciles, le piano de François Chaplin (un Yamaha minutieusement réglé, aux graves moelleux) magnifie ces vertus classiques d'équilibre et de clarté : fermeté palladienne de l'architecture, vaillance apollinienne du phrasé.

Au moment de publier ses Etudes, Debussy demandait à son éditeur d'y ajouter en exergue le nom de Frédéric Chopin, «cet admirable devineur ». C'est aussi en «devineur » que François Chaplin perce les secrets et les énigmes de ces Nocturnes racés. Mieux : en prince charmeur.



Gilles Macassar

Telerama n° 3142 - 03 avril 2010

www.telerama.fr/musiques/nocturnes-de-francois-chaplin,54124.php
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LIBERATION, PORTRAIT - François Chaplin
LIBERATION, PORTRAIT

Révélé au milieu des années 90 par un enregistrement du premier livre des Préludes de Debussy, François Chaplin s’est depuis imposé comme son plus précieux interprète contemporain. Ce que confirme l’intégrale de l’œuvre pour piano qu’il vient de réunir en coffret. On l’a écrit dans ces colonnes, Chaplin ne se confronte pas à Debussy comme à un exercice obligé. Aussi sensuel et nerveux que capable d’abandon mélancolique, il défend Debussy avec un son français, charnu, franc et clair, loin de cette idée hollywoodienne de l’impressionnisme qui tient lieu de standard aujourd’hui.


«Secrets».
Chaplin n’est pas qu’un grand interprète de Claude de France, c’est un passeur intime, dans la décantation heureuse des Epigraphes antiques, l’hommage solaire à Pan, le statisme d’un Tombeau sans nom comme immergé dans le royaume d’Allemonde. Les différents plans sonores de ses Images semblent surgir du jeu des contractions et dilatations de la ligne, les gradations de couleurs miroitent comme des secrets, libérés sur des échappées impeccablement tracées trahissant une noblesse de cœur d’un autre âge.
Ce même art, Chaplin le met au service de Chopin dans un disque qui vient de paraître, et en concert, dans un programme alternant une pièce de chaque compositeur. A-t-il raison d’éclairer Chopin à la lumière de Debussy ? Absolument, d’autant qu’avant son intégrale Debussy, il a livré des Nocturnes rappelant que Chopin envisageait déjà le piano comme «machine sonore».

Dans le triptyque méditerranéen pré-impressionniste (Ballades, Barcarolle et Berceuse) qu’il vient de publier, Chaplin détache parfois un mode ancien, un accord couleur, un parfum, mais jamais au détriment de l’élan, du lyrisme. C’est du piano chatoyant, tel celui de Nelson Freire, rigoureux et sensible. L’aîné Freire a longtemps déserté les studios, le cadet Chaplin publie chez de petits éditeurs, rêveur lui aussi.

Né à Paris, entre lignée de peintres (Charles Chaplin et ses sanguines, Elisabeth Chaplin exposée à Florence) et week-ends à Barbizon, il a vite lié la musique aux couleurs de la nature. Il a écouté sa mère jouer, s’est mis au piano, avant 8 ans. Dans la Méthode rose, il a «tout de suite été attiré» par l’exercice Chant arabe. A ce goût précoce pour la couleur et la modalité, il faut ajouter celui du Baudelaire des Correspondances pour avoir la recette du parfait debussyste. Chaplin est aussi un romantique, qui doit à Wentsislav Yankoff, professeur au Conservatoire de Paris, de jouer Schumann, dont il a gravé les Scènes d’enfants. C’est parce qu’il était «malheureux en amour» qu’il a osé Brahms pour son premier disque. Rien moins que les opus 118 et 119 et les deux Rhapsodies, à 25 ans ! Il a fallu qu’il «aille mieux» pour aborder Debussy, qu’adolescent il trouvait «trop angoissé».

«Volupté».
C’est donc par Chopin, qui disait qu’ «il faut pétrir le clavier», que Chaplin est arrivé à Debussy, qui voulait «oublier les marteaux». Comme Michelangeli, Chaplin sait garder son mystère à Debussy. Et comme Arrau, il libère la vocalité de Chopin. D’où le choix pour Debussy d’un Steinway ancien, moins propre, permettant de sculpter sa propre sonorité, et d’un Yamaha dernier cri pour rendre le «rayonnement», la «volupté» et la «joie» paradoxales du dernier Chopin malade. Pour Chaplin, la prochaine étape serait de surmonter sa peur de la «morbidité» de Schubert, qu’il travaille en secret. «On dit qu’il faut attendre pour jouer ses dernières Sonates, je crois que c’est vrai».
En attendant il va enregistrer les Nocturnes de Fauré et se mettre à la photo. Sans doute parce que son piano est tout sauf naïvement pictural.
(Eric Dahan)
 



  DIAPASON, SEPTEMBRE 2007

Son style c'est le chant, la beauté d'un son porté par des harmonies qu'il fond comme s'il glissait les mains sur les accords (...) En quête de cette poésie qui fait le charme inaltérable de bien des chopiniens d'hier, comme Cortot, Friedman, Kempff, Novaes et Magaloff, par exemple, Chaplin réussit à être sensible et frémissant, lyrique et emporté sans préciosité, sans nervosité, sans brutalité.

(Alain Lompech)
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  LE MONDE DE LA MUSIQUE, SEPTEMBRE 2007

La sonorité profonde, enrichie des nuances les plus subtiles, du piano de François Chaplin séduit d'emblée (...) Quant au fameux rubato, qui est aussi une manière de respirer, le pianiste le pratique d'une manière invisible tant il fait preuve de goût et d'élégance sans afféterie. Voilà un enregistrement qui comblera l'auditeur le plus exigeant.
(Jean Roy)
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  REVUE PIANISTE, SEPTEMBRE 2007

Une première écoute en aveugle nous a tout de suite plongée dans un état de ravissement peu ordinaire et fait penser à quelque vieux maître, dépositaire d’une tradition chopinienne issue de l’âge d’or du piano. Et d’évoquer Cortot, Arrau, Moiseiwitsch, ces noms légendaire... Un grand disque.
(Bertrand Boissard)
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  TELERAMA, DECEMBRE 2006

Rarement les pièces les plus rebelles, et les plus prophétiques, du second livre (Pour les agréments, Pour les arpèges composés, Pour les accords) auront été apprivoisées avec autant d'aisance naturelle, d'élégance native et de limpidité. « Lointain, mais clair et joyeux », indique Debussy en marge d'un motif en fanfare balinaise de sa dixième Etude, Pour les sonorités opposées. C'est ainsi qu'on imagine François Chaplin à son piano (et devant les touches du quart-de-queue personnel de Debussy, conservé au musée Labenche de Brive-la-Gaillarde, sur lequel il a répété pour cet enregistrement). Avec ce qu'il faut de distance, de distinction et de calme ivresse pour l'art éminemment aristocratique de Claude de France. Ce cinquième volume couronne une intégrale qui, à côté de celle de Philippe Cassard, fera date dans la discographie debussyste récente.
(Gilles Macassar)
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MOZART- CONCERTOS N°11 ET N°12 - François Chaplin
MOZART- CONCERTOS N°11 ET N°12

On le sait : il faut fêter l'année Mozart, soit un 250ème anniversaire des plus artificiellement préparé par l'absurdité d'une société occidentale qui n'admet plus que des dynamiques de consommation. Alors, dans la dérai-sonnable inondation de ixèmes versions des opéras, sonates, quatuors, quintettes, divertimenti et tutti quanti, gravées par les artistes du moment ou rééditées parmi les galettes archivées, on se réjouira que, plus discrè- tement, certains labels profitent de l'ombre portée par cette grand'messe dont les prêtres assoient le bon dieu sur un boulier pour oser prendre le risque de nous faire découvrir quelques raretés ; et c'est le cas d'Arion qui publie aujourd'hui deux concerti pour piano dont les parties d'orchestre furent transcrites pour quatuor à cordes, à des fins éditoriales, par la main de Mozart.

Dès l'abord, on remarquera la belle tonicité d'articulation du Quatuor Debussy, introduisant magnifiquement l'Allegro du Concerto KV413 en fa majeur n°11. C'est avec une élégante santé que le jeu de François Chaplin y fait son entrée, laissant bientôt son piano gagner une profondeur moins attendue qui annonce le deuxième mouvement. Ici, même dans les pas-sages les plus accentués dont la jovialité rayonne, la sonorité demeure moelleuse sans pour autant masquer les attaques, toujours minutieuse-ment équilibrée. Et l'étonnante porte de sortie de l'éternelle question des oppositions dans les échanges solistes/orchestre n'est certes pas la moindre vertu de cette version qui laisse tout loisir au pianiste comme aux quartettistes de faire le plus simplement qui soit de la musique ensemble ! Le Larghetto revêt alors des atours tendrissimes où les quelques contras-tes et vagues froncements de sourcils du clavier ne prennent jamais des allures de drame ; de même la relative précarité du quintette révèle-t-elle plus certainement un intérêt harmonique que des questions de timbres masquent dans l'orchestration. Puis le Rondo final donne à entendre la maîtrise de la différenciation des frappes d'un Chaplin excellemment sensible et joueur.

C'est dans un tout autre costume qu'est ensuite livré le Concerto KV414 en la majeur n°12, cette lecture chambriste en soulignant ingénieusement la fausse légèreté de Divertimento dès un Allegro à la grâce inquiète où la volubilité de l'écriture pour clavier hésite pudiquement. De fait, François Chaplin n'en force jamais le trait, comme regardant le chant se dérouler devant lui. La langueur de l'Andante central trouve dans le fondu délicate-ment ménagé de la déambulation pianistique une expressivité idéalement mise en relief par l'accentuation choisie des cordes (...)

Bertrand Bolognesi ( 2006, Site Anaclase)
 



  TF1, JOURNAL DE 20H

Série de concerts du jeune pianiste français François CHAPLIN qui vient d’enregistrer l’Intégrale des œuvres de DEBUSSY. Il joue dans la Salle Blanche du Musée Pouchkine (…) Salle mythique pour un prestigieux concert : un des plus fameux jeunes solistes français déroule les Arabesques de Claude DEBUSSY.
(Patrick Poivre d'Arvor, Florence Shall)
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  DIAPASON

Ce piano doux et vertueux, un peu nimbé, est particulièrement adapté aux Etudes, pièces complexes et expressives dont l'imagination du pianiste révèle les secrets.

(Jérome Bastianelli)
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TOURNÉE EN ALLEMAGNE - François Chaplin
TOURNÉE EN ALLEMAGNE

Récital à ERLANGEN

" Le Lion du clavier de Paris"

"Ils existent encore, ces lions du claviers, ces brillants magiciens de la musique, ces solistes dont la personnalité relègue au second plan les dogmes de l'interprétation.
Le pianiste français François Chaplin — élève entre autres de Jean-Claude Pennetier et Ventsislav Yankoff - prolonge par son art la tradition européenne du virtuose, il est un digne descendant de Franz Liszt & co.

"Chez Chaplin, il n'y a pas de timidité hors de propos, de crainte des grandioses envolées, des violents orages affectifs et des paroxysmes sauvages. (...)
Jamais cet interprète souverain ne s'égare dans des détails secondaires ni ne perd de vue les grands ensembles. (...) Déroutant, impressionnant."

Hans von Draminski-Erlangen Bayern Erlanger Nachrichten


Récital à la Stadtbùcherei de HEIDELBERG

"L'élégance et la noblesse françaises déterminent le style de ce pianiste dont la sonorité gracieuse, ronde et souple lui a valu d'être récompensé dans plusieurs concours."
"Dans Debussy il sut rendre sensibles "Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir" tout en renonçant à d'anesthésiants effluves. On savourait une grande subtilité des timbres dans "La Danse de Puck" également ou dans "Brouillards" dont les ondulations furent caressées comme du velours. Chaplin répondait à l'envoûtement de ces pièces avec une science du toucher sensible et raffinée. Le silence absolu, glacial "Des pas sur la neige" fut restitué avec beaucoup de justesse, puis le pianiste attaqua "Ce qu'a vu le vent d'Ouest" avec brio en le faisant tourbillonner par de riches sforzatos.
"La cathédrale engloutie" était emplie d'une très profonde spiritualité, d'un silencieux éclat. (...) Des "Feux d'artifice" se dégageait une somptueuse force grâce à une riche palette sonore allant d'un pianissimo admirablement dosé à un fortissimo brillant et scintillant."

"Le jeu de Chaplin allie poésie et passion intense, noblesse et lyrisme ardent avec une supérieure maîtrise de la forme. On l'a découvert avec bonheur dans la musique de Chopin car sa technique et son style siéent parfaitement à l'univers sonore du romantique polonais."

Rhein - Neckar Zeitung Heidelberg, juin 2000
 



  AMERICAN RECORD GUIDE, INTEGRALE 2 PIANOS DE POULENC

La Sonate est bien entendu une des grandes pièces du répertoire à 2 pianos. Construite autour d'un des plus beaux mouvements lents jamais composés, c'est l'une des plus "sérieuse" pièce de Poulenc, un morceau d'une extrême habileté et d'une grande intégrité.
Nos pianistes sont comme des bâtisseurs. Je ne me souviens pas avoir entendu, avec autant de satisfaction, une version aussi belle de cette oeuvre...
(Steven E. Ritter)

www.naxos.com/catalogue/item.asp?item_code=8.553613
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  CLASSICS TODAY, INTEGRALE 2 PIANOS DE POULENC

François Chaplin et Alexandre Tharaud jouent magnifiquement... séduction hypnotique dans l'introduction lente et le troisième mouvement, pendant que les passages rapides gardent le bon rythme espiègle et vif.
(David Hurwitz)
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  CLASSICA / REPERTOIRE

Comme dans les trois premiers volumes de son intégrale en cours, François CHAPLIN nous guide avec fermeté mais sans autorité dans les méandres de cette musique aux détours inattendus, à l’atmosphère si poétique et sombre. (…) CHAPLIN s’impose décidemment comme un grand interprète de DEBUSSY. Qu’il nous offre de belle Etudes et son intégrale sera la plus réussie de la discographie.
(Stéphan Vincent-Lancrin)
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  LONDRES, BBC MUSIC MAGAZINE

François Chaplin, très convaincant dans les préludes, développe une version tout à la fois très personnelle et parfaitement fidèle au compositeur.
Un vrai morceau d'anthologie !
(Adrian Jack)
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  DIAPASON D'OR, INTÉGRALE DES MAZURKAS DE SCRIABINE

François CHAPLIN est l'un des artistes les plus originaux et les plus attachants de la jeune génération du piano français. L'un des plus rares aussi (…) Il aborde la musique de SCRIABINE, territoire rêvé pour ce pianiste poète doté d'une sonorité somptueuse, ample, ouverte. Disque magnifique que cette intégrale des mazurkas, certes, mais utile aussi car il enrichit le catalogue de la version de référence que l'on attendait. (…) Pas à pas, François CHAPLIN nous prépare aux étranges miroitements des deux prophétiques Mazurkas op.40, couronnement d'une intégrale pétrie de tendresse douloureuse et de noblesse.
(Alain Cochard)

 



  LE MONDE DE LA MUSIQUE

Il est parmi les plus subtils coloristes de la jeune école française. Toujours très prêt de la partition, n'usant du rubato que lorsque le texte l'y invite.
(Olivier Bellamy)
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LE POISSON RÊVEUR ( Internet, chroniques musicales)  - François Chaplin
LE POISSON RÊVEUR ( Internet, chroniques musicales)

Récital au Théâtre des Champs Élysées le 25-09 2007.

Le programme du récital proposé par François Chaplin est particulièrement bien vu puisqu'il associe des pièces de Debussy et de Chopin qui se répondent en échos, avec parfois des similitudes harmoniques étonnantes.

Le programme assez dense regroupait aussi bien des passages d'Estampes (dont la superbe "Pagodes" que j'avais évoquée dans la note du 9 juillet 2007 - catégorie morceaux choisis), la Soirée dans Grenade et les Jardins sous la pluie, que des mazurkas, études, passages de préludes, l'Isle Joyeuse, la Barcarolle, un nocturne et une ballade .

Le plus troublant était l'association très judicieusement choisie par le pianiste entre une mazurka de Debussy (j'ignorai qu'il en avait composé une) et une sélection de trois mazurkas de Chopin ainsi qu'une alternance instructive d'études des deux compositeurs.

François Chaplin nous a livré une des plus belles versions de l'Isle Joyeuse qu'il m'ait été permis d'entendre.

J'ai également été marqué par l'enchaînement de deux splendides études : celle pour sonorités opposées de Debussy et la ténébreuse étude n°7 en ut dièse mineur Op. 25 de Chopin.

L'attrait de ce concert était indéniablement la parti pris par François Chaplin d'enchaîner ces études sous forme d'un dialogue entre les deux compositeurs. Le pianiste a réussi son pari d'aborder l'enchaînement alterné de six études (trois de Debussy et trois de Chopin) en tentant d'imprimer dans le jeu une certaine unité, de raconter finalement une histoire.

C'est bien la principale caractéristique de ce pianiste qui démontre une intelligence exemplaire du texte et une belle maîtrise des phrasés(...)
Rares sont finalement les pianistes qui s'attachent à mettre autant en évidence l'unité, le propos de chaque pièce. On a beaucoup d'interprètes actuels qui éblouissent techniquement, avec un son brillant, net et détaché mais n'ont finalement rien à raconter et passent à côté des ressorts profonds de chaque morceau joué.

Beaucoup d'intériorité donc dans ce récital et les belles évocations poétiques des oeuvres de Debussy et de Chopin étaient bien là.

En bis, le pianiste a notamment interprété le 6ème des 24 préludes de Chopin et le magnifique 2ème Intermezzo opus 118 de Brahms.
Deux portables ont sonné pendant le concert, dont un, juste avant que François Chaplin démarre l'interprétation d'une étude, le déconcentrant avec une mélodie mozartienne du meilleur effet !... Deux personnes ont fait tomber leur programme cartonné avec un bruit fracassant. Entre chacune des 13 pièces interprétées, les toux, éternuements et miasmes en tous genres allaient crescendo. J'avais derrière moi deux personnes papotaient allègrement, se croyant peut-être dans leur salon en face de leur téléviseur. Restons zen !

Chronique musicale sur le site internet "Poissons rêveur".
Philippe Delaide.


 



LE REPUBLICAIN LORRAIN - François Chaplin
LE REPUBLICAIN LORRAIN

Concert avec l'orchestre National de Lorraine
Arsenal de Metz, direction Jacques Mercier.

Avec une pudeur d'esthète, il aborde le 4e concerto en sol majeur de Beethoven , d'un toucher immaculé courant sans pesanteur sur le clavier. Il prend le temps de mettre en valeur toutes les subtilités de la partition, et capte l'inspiration du maitre de Bonn tourné vers la confidence.
(Georges Masson).
 


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